Logiciel de gestion de bornes de recharge (CSMS) : le guide d'achat

Une borne sans logiciel de supervision n'est qu'une prise. Voici les dix fonctions qu'un CSMS doit réellement couvrir, et les trois questions à poser avant de signer.

Le matériel se compare facilement : puissance, connecteurs, indice de protection, prix. Le logiciel qui pilote ce matériel, beaucoup moins, et c’est pourtant lui qui décide si vos bornes rapportent de l’argent ou en coûtent.

Un CSMS (Charging Station Management System, parfois écrit CPMS), est la couche entre vos bornes et vous. Voici ce qu’elle doit couvrir, et comment vérifier qu’un fournisseur le fait vraiment.

Les dix fonctions qui comptent

1. État en temps réel, par connecteur. Pas par borne. Une borne à deux connecteurs peut avoir un côté mort et l’autre fonctionnel ; si votre supervision ne descend pas au connecteur, elle vous ment.

2. Détection de panne et alerte. Le système doit vous prévenir, pas attendre que vous ouvriez le tableau de bord. Une borne tombée un vendredi soir et découverte le lundi, c’est un week-end entier de sessions perdues.

3. Tarification configurable. Par kWh, par durée, ou les deux. Avec des tarifs différenciés selon l’heure, le jour, et surtout selon qui recharge : gratuit pour vos clients, payant pour le public.

4. Contrôle d’accès. Listes d’utilisateurs, groupes, cartes RFID. Sans cela, votre borne est un service gratuit pour le voisinage.

5. Facturation automatique. Générée, exportable, exploitable par un comptable. En PDF pour l’archive, en Excel pour le rapprochement.

6. Moyens de paiement. App, carte RFID, et paiement immédiat sans inscription pour un visiteur de passage. Chez Chargma, ces moyens (y compris Google Pay et Apple Pay) sont inclus dans tous les plans, jusqu’au plan gratuit.

7. Smart charging. La répartition dynamique de la puissance entre les voitures branchées. C’est ce qui évite un renforcement de raccordement quand vous passez de deux à six points de charge.

8. Multi-sites et multi-utilisateurs. Un gestionnaire qui exploite trois immeubles doit voir les trois, et pouvoir déléguer un accès restreint à un gardien ou à un syndic.

9. Historique exploitable. Sessions, kWh, taux d’occupation, revenus. Sans historique, vous ne saurez jamais si votre troisième borne était justifiée.

10. Roaming OCPI. L’ouverture vers les applications d’autres opérateurs. Optionnel au départ, décisif dès que vos bornes visent un public de passage. Chez Chargma, c’est une option à 299 MAD par mois.

Les trois questions à poser avant de signer

« Votre plateforme est-elle compatible OCPP, et dans quelle version ? »

C’est la question la plus importante du dossier, et celle qu’on oublie.

OCPP est le protocole ouvert entre la borne et le logiciel. S’il est respecté des deux côtés, vous pouvez changer de fournisseur logiciel sans remplacer une seule borne. S’il ne l’est pas, vous êtes captif pour dix ans.

Deux versions comptent : OCPP 1.6, la plus répandue sur le parc installé, et OCPP 2.0.1, qui ajoute un smart charging plus fin et une meilleure sécurité. La plateforme Chargma supporte les deux, toutes marques confondues, d’ABB à Wallbox.

Méfiez-vous d’une réponse du type « nos bornes fonctionnent avec notre application ». Ce n’est pas une réponse sur OCPP.

« Que se passe-t-il si j’arrête le contrat ? »

Deux sous-questions, en réalité. Récupérez-vous l’historique de vos sessions ? Et vos bornes continuent-elles de fonctionner le temps que vous branchiez une autre plateforme ?

Un fournisseur qui n’a pas de réponse claire à la première vous vend un logiciel qui détient vos données. Un fournisseur sans réponse à la seconde vous vend un point de défaillance unique.

« Qui répond quand une borne tombe un dimanche ? »

Pas « avez-vous un support », mais et en quelle langue. Un support en Europe centrale, en anglais, avec un délai de 48 heures ouvrées, n’est pas un support pour un exploitant marocain.

Chargma opère avec des équipes locales à Casablanca et Marrakech, et un monitoring en continu.

Le coût d’un CSMS, en clair

La logique du marché est un abonnement par borne et par mois, plus une commission sur les transactions payantes. Chez Chargma :

PlanBornesSaaS /borne/moisCommission
Freemium10 MAD10%
Solo2–4199 MAD7%
Business5–15149 MAD5%
Network16–5099 MAD3%
Enterprise50+sur mesurenégocié

La commission ne porte que sur les transactions payantes : des bornes réservées à une flotte interne en accès gratuit ne génèrent pas de commission. Le détail est sur la page tarifs.

L’erreur qui coûte le plus cher

Ce n’est pas de choisir le mauvais logiciel. C’est de ne pas en prendre du tout, en se disant qu’on verra plus tard.

Une borne non supervisée facture mal ou pas du tout, tombe en panne sans que personne ne le sache, et continue d’apparaître comme disponible sur les cartes des conducteurs. Elle produit exactement l’inverse de l’effet recherché : une promesse visible que personne ne tient.

Pour comprendre où le CSMS se situe par rapport aux autres briques (CPO, MSP, OCPP, OCPI), lisez notre lexique. Pour un dimensionnement sur votre parc existant, écrivez-nous.

Aussi disponible en AR

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