Bornes de recharge pour restaurants au Maroc : le vrai calcul, place par place
Un restaurant qui installe une borne ne vend pas de kWh : il vend des couverts. Voici comment dimensionner, qui paie, et comment éviter la place de parking squattée toute la soirée.
Un restaurant n’a pas le même problème qu’un hôtel. L’hôtel loue du temps long : la voiture dort sur le parking, huit heures, et n’importe quelle borne finit par faire le travail. Le restaurant, lui, vend des créneaux. Une table tourne une ou deux fois par service, et votre parking suit le même rythme.
C’est ce décalage qui décide de tout le reste : la puissance, le nombre de points, et surtout la règle de facturation.
Le vrai produit, ce n’est pas l’électricité
Le calcul que font la plupart des restaurateurs est le même que celui des hôteliers, et il est faux pour la même raison. On compare le tarif d’achat au prix facturé au client, on trouve quelques dirhams par session, et on conclut que ça n’en vaut pas la peine.
La bonne unité de mesure n’est pas le kWh, c’est le couvert. Un conducteur de véhicule électrique qui cherche où dîner entre Casablanca et Rabat filtre sur la carte de son application avant de choisir. Si votre établissement apparaît avec une borne disponible, vous n’êtes plus un restaurant parmi trente : vous êtes le restaurant qui résout son problème de la soirée.
La question utile est donc : combien de tables ai-je perdues ce mois-ci parce que je n’existais pas sur cette carte ?
Dimensionner pour un service, pas pour une nuit
Trois décisions techniques suffisent.
La puissance. Un dîner dure une heure et demie à deux heures. En 22 kW AC, cela représente de quoi reprendre largement de la route. Le DC rapide n’a de sens que si vous êtes en bord d’axe et que vous visez la clientèle de passage qui s’arrête vingt minutes : il coûte plusieurs fois plus cher à installer et impose souvent de renforcer le raccordement.
Le nombre de points. Deux points de charge plutôt qu’un seul, toujours. Avec un point unique, la première voiture arrivée bloque la ressource pour tout le service, et vos clients suivants repartent avec la même frustration que s’il n’y avait rien.
Le contrôle d’accès. Sans identification, votre borne devient un service gratuit pour le quartier, occupé par des voitures dont les conducteurs ne consomment rien chez vous. C’est le problème numéro un en restauration, bien avant la panne technique.
Le vrai risque : la place squattée
Un hôtel tolère une voiture immobile toute la nuit. Un restaurant, non. La voiture qui reste branchée après le dessert vous coûte une place pendant le second service, et elle la coûte à pleine charge, c’est-à-dire sans même consommer d’électricité.
La réponse n’est pas humaine, elle est logicielle. Un tarif d’occupation qui se déclenche après la fin de charge règle le problème sans que personne n’ait à aller frapper à une vitre : tant que la voiture charge, le client paie l’énergie ; une fois la batterie pleine, le compteur passe au temps de stationnement. Le comportement change en une soirée.
C’est aussi la raison pour laquelle une borne posée par un électricien, sans supervision, ne suffit pas en restauration. La prise fonctionne, mais vous n’avez aucune règle : ni accès, ni durée, ni tarif différencié.
Gratuit pour vos clients, payant pour les autres
Le modèle qui fonctionne le mieux en restauration n’est ni le tout gratuit ni le tout payant.
- Gratuit conditionné. La recharge est offerte à vos clients attablés, via un badge RFID remis en salle ou un code sur le ticket. Le coût de l’énergie devient une ligne marketing, au même titre qu’un café offert, et il reste sous contrôle parce qu’il faut consommer pour y avoir droit.
- Payant pour le public. En dehors des heures de service, ou pour les voitures qui ne sont pas les vôtres, la borne bascule en tarif public. La place continue de produire quand votre salle est fermée.
- Visible depuis les autres applications. Avec le roaming OCPI, un conducteur abonné à un autre réseau voit votre borne et peut la lancer sans créer de compte chez vous. C’est ce qui transforme votre parking en point de passage plutôt qu’en équipement privé.
Ces trois règles ne sont pas des options matérielles : elles se configurent dans le logiciel de supervision, le CSMS, qui pilote la borne.
Ce que fait Chargma
Chargma fournit la couche logicielle qui rend ces règles possibles :
- le statut en temps réel de chaque borne et de chaque connecteur, pour détecter une panne avant votre client ;
- des tarifs configurables : gratuit pour vos clients, payant pour les visiteurs, différencié selon l’heure et le jour ;
- un tarif d’occupation après la fin de charge, contre la place squattée ;
- une facturation automatique, exportable en PDF et Excel pour votre comptable ;
- le paiement par app, carte RFID, Google Pay et Apple Pay, inclus dans toutes les formules ;
- un support local, avec des équipes à Casablanca et Marrakech.
Côté tarif, une borne ouverte à vos clients relève de la formule Public AC : 99 MAD par borne et par mois, sans commission sur les transactions. Un groupe qui équipe plusieurs établissements paie le même prix par borne, quel que soit leur nombre.
En option, l’app en marque blanche à vos couleurs coûte 999 MAD par mois. Le roaming OCPI arrive bientôt.
Par où commencer
Trois questions cadrent le projet : quelle puissance reste disponible sur votre raccordement actuel, combien de places pouvez-vous dédier sans amputer votre parking aux heures de pointe, et voulez-vous que la recharge soit un service inclus ou une ligne de revenu ?
Écrivez-nous avec ces trois réponses et nous revenons avec un dimensionnement chiffré, sans engagement.